allez, on se bouge

Où l’on parle de vêtements techniques peaufinés, de sommet d’ingénierie textile, de paradis actif, de routes parfumées, de surf méditerranéen et d’autres bonnes nouvelles du Sud.

SUDNLY
7 min ⋅ 23/05/2025

À la lumière (est-ce bien le terme ?) de l’actualité, on sent confusément la nécessité de bouger. Pour préserver les océans, pour défendre la démocratie, pour perdre du poids avant la plage ? Choisissez votre camp et surtout votre tenue en suivant notre sélection hyperactive de la semaine. Un, deux, scrolled, lisez et recommencez.

Brèves du Sud

Peaufine Athletics. Le bel effort

Pour Guillaume, bouger est une science. Qu’il s’agisse de s’adonner à une activité sportive intense ou simplement traverser une journée de 2025, il a minutieusement mis au point sa gamme de vêtements pensés pour l’effort qu’il a baptisée avec esprit Peaufine Athletics. Une fabrication en Europe, à partir de matières naturelles ou recyclées, une attention particulière portée aux coupes, aux finitions et à la durabilité, c’est dans cette logique que s’inscrit le Wood T-shirt™, pièce technique qui envoie du bois. Son tissu, produit dans la région de Porto, Portugal, mêle coton bio et Tencel®, une fibre obtenue à partir de pulpe de bois transformée dans un circuit quasi fermé, recyclant plus de 99% du solvant utilisé. Léger, respirant, naturellement anti-bactérien et thermorégulateur, le-dit t-shirt est ensuite assemblé à moins de 50 km de là, dans un atelier partenaire. Mais Peaufine va plus loin, avec ses chaussettes techniques, ses shorts patchwork en tissu ripstop (tissu connu pour son extrême résistance), ses casquettes recyclées et un modèle en Seaqual®, fibre issue de plastiques repêchés en mer. Pour le sport, le style ou l’environnement, une collection qui consacre tous les efforts.

© Peaufine Athletics

Cimalp. Sommets d’ingénierie textile

Tout commence en 1964 quand Paul Sailler, alpiniste et entrepreneur isérois, imagine un pantalon d’alpinisme avec du lycra pour gagner en liberté de mouvement. En moins de temps qu’il n’en faut pour s’assurer, ses pantalons et knickers en velours stretch deviennent une référence et posent les bases d’une marque qui ne s’imagine que dans le mouvement. Soixante ans plus tard, Cimalp reste fidèle à cette approche : des vêtements pensés pour durer, performants sur le terrain et plus accessibles que n’importe quel sommet. La marque drômoise développe ses propres tissus techniques, des solutions maison, mises à l’épreuve de la réalité : 3D-Flex® pour l’élasticité, Ultrashell® pour l’imperméabilité, CIMAGRID® pour l’isolation thermique. Le modèle de distribution repose sur la vente directe, sans intermédiaires, pour garantir des tarifs 20 à 30 % plus bas que ceux du marché. La production est localisée, raisonnée, soulignant l’engagement de l’entreprise que matérialise Le Refuge, son nouveau siège social, 7 500 m² autonomes en énergie, installé dans la Drôme.

© Cimalp

Noliju. Un Eden actif

Depuis sa création, Noliju ne connaît aucune baisse de régime. Nous avons déjà eu l’occasion de vanter ses pièces running, pensées pour donner du style aux journées qui filent. Aujourd’hui, la marque azuréenne glisse aussi sa technicité dans un vestiaire plus urbain. Exemple avec Eden, un chino entièrement conçu pour bouger. Tissu respirant, déperlant, stretch 4D, séchage express, zéro pli, tout est calibré pour tenir la distance. Fabriqué en Europe à partir de polyester recyclé, Eden coche toutes les cases du quotidien actif, sans concession sur la coupe ou les finitions. Une pièce hybride, faite pour marcher, pédaler, enchaîner les rendez-vous sans sourciller. Noliju reste fidèle à ses engagements : matière responsable, production maîtrisée, allure nette. Eden est à découvrir d’une foulée en précommande ici.

© Noliju

VelvetVelo. Sur les routes du Sud

Née à Nice, VelvetVelo tient une place à part dans l’univers de la parfumerie d’aujourd’hui. Fondée par Serge Rach, passionné de cyclisme, de voile et de parfums, la maison s’inspire du Sud et d’un mode de vie actif pour quelques fragrances originales et raffinées. Velvet pour la douceur, Velo pour la passion, la marque cache aussi une anagramme discrète de Love, clin d'œil à l'attachement du fondateur pour le geste juste, les belles matières et la liberté de mouvement. Développée avec la maison Mane, acteur majeur de la parfumerie à Grasse, la première collection repose sur une tendance innovante : une base aqueuse sans alcool, testée dermatologiquement, plus respectueuse de la peau et de l’environnement. Résultat : une diffusion douce, une tenue longue durée (jusqu’à 12 heures), sans effet desséchant ni sensation collante. Quatre parfums unisexes, formulés et fabriqués à Grasse, composent ce premier mouvement : Sound of the Sun (monoï doux et sel), Rue des Mimosas (floral solaire), Archimède in Love (rose et framboise), Un Homme à la Mer (hespéridé marin). Sportif, actif ou simplement élégant, leur sillage révèle une signature olfactive discrète et précise. À retrouver dans une sélection de concept-stores et parfumeries indépendantes, notamment à Nice, ainsi que sur le site.

© Velvetvelo

Nouveautés rapides chez Velocidade

On vous a déjà parlé de Ricardo et de ses sacs cousus main en Ariège. Aujourd’hui, deux nouveautés rejoignent l’équipement : un gilet d’hydratation ultra léger, à poches extensibles, compatible gourdes et poches à eau, pensé pour les longues distances, et un tour de cou respirant et multifonction, à enfiler selon les conditions comme bandeau, cache-nez ou bonnet improvisé. Deux pièces conçues pour la liberté de mouvement, pensées avec amour depuis l’atelier de Mirepoix. À retrouver sur velocidade.fr.

© Velocidad

Kota Blue. Surfing Méditerranée

De ses sessions épiques à Enoshima au Japon, à Punta Preta au Cap-Vert ou à Ngor au Sénégal, Édouard retient une certitude : chaque spot possède sa propre personnalité. En 2011, quittant les vagues de l’Atlantique pour s’installer sur la Côte Bleue méditerranéenne, il trouve un terrain de jeu certes moins spectaculaire mais tout aussi vivant. Pas de marque locale pour les riders de Méditerranée ? Qu’à cela ne tienne, il décide d’en créer une. Lancée en 2022, Kota Blue signe des t-shirts, polos, sweats et casquettes inspirés par les paysages et les couleurs de la région. Les pièces sont fabriquées au Portugal dans des ateliers à taille humaine, à partir de coton bio ou de matières certifiées Oeko-Tex, avec une attention portée à la qualité des finitions, à la durabilité et au confort en mouvement. La marque s’implique aussi sur le terrain : équipements pour clubs de voile, soutien à de jeunes athlètes, collaborations avec des shops et marques de glisse. La collection est disponible en ligne sur kotablue.fr, mais aussi dans plusieurs surf shops et boutiques de la Côte Bleue, de Martigues à Sausset-les-Pins.

© Kota Blue

CONTENU PARTENAIRE

Festival du Livre de Nice. Prendre le large

Prendre le large. Telle est l’invitation lancée cette année par le Festival du Livre de Nice, qui tient sa 29e édition du 30 mai au 1er juin au cœur de la ville, depuis son port d’attache du Jardin Albert 1er, à deux pas de la mer. Un thème choisi en écho à l’Année de la Mer et à la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) que Nice s’apprête à accueillir. Ici, les livres se font boussoles, les mots inspirent les traversées et les idées ouvrent de nouveaux horizons. Plus de 200 auteurs invités, des têtes d’affiche incontournables, des voix à découvrir, ce week-end de rencontres, de tables rondes, de spectacles et de dialogues ouverts, affiche une programmation littéraire aussi vivante qu’engagée. À l’affiche notamment, Sylvain Tesson, David Foenkinos, Alice Zeniter, Kamel Daoud, Irène Frain, Andrei Makine, Maud Fontenoy, Christophe Ono-dit-Biot, Alain Baraton, Anne Goscinny, Christine Angot, Valentin Musso ou encore Jean-Pierre Luminet. De quoi aborder tous les genres. Présidé cette année par Allain Bougrain-Dubourg, naturaliste de terrain et militant de la première heure, ce cru 2025 donne à l’écrit un rôle essentiel dans la défense du vivant. Entre océan et biodiversité, climat et exploration intérieure, les thématiques conjuguent à la fois l’urgence environnementale et le souffle poétique de nouveaux imaginaires. On croisera aussi de grands noms des sciences et de la géopolitique, comme Hubert Védrine, Gilles Kepel ou Éric Lagadec, pour décrypter un monde en mouvement. Festival du Livre de Nice : les 30, 31 mai et 1er juin, Jardin Albert 1er sur la Promenade du Paillon. Entrée libre de 10h à 19h, plus d’informations sur nice.fr

© DR

Nos repérages culture

Un double hommage au geste artistique : jusqu’au 30 septembre à la Venet Foundation, au Muy, "Le Plein" rend hommage à Arman, figure niçoise du Nouveau Réalisme, en réunissant ses œuvres iconiques au cœur d’un dialogue vibrant avec celles de son ami Bernar Venet. En parallèle, l’exposition de photographies de Ralph Gibson, empreintes de sensualité et de mystère, prolonge cette réflexion sur l’acte de création.

Ralph Gibson, Altar Boy, 1975-2018. © Courtesy-Bigaignon

À Montpellier, jusqu’au 13 septembre, le CNAP présente Monopolis, une vaste exposition qui explore les représentations de la ville idéale à travers plus de 80 œuvres contemporaines. Vidéos, maquettes, photographies ou installations dessinent un paysage urbain entre utopie, critique sociale et fiction spéculative, avec notamment des œuvres de Yona Friedman, Pierre Huyghe ou Alain Bublex.

À Nice, au musée national Marc Chagall, du 24 mai au 14 octobre, l’exposition De verre et de pierre. Chagall en mosaïque retrace la réalisation des grandes mosaïques par Marc Chagall dans les années 60 à 80. On y revient très vite pour vous dévoiler tous les détails de ce rendez-vous artistique incontournable 

À La Seyne-sur-Mer, à la Villa Tamaris, du 24 mai au 21 septembre, l’exposition Marc Riboud, l’œil du voyageur présente plus de 150 tirages retraçant les grands voyages du photographe. De l’Asie – Chine, Inde, Japon – à l’Afrique des indépendances, en passant par la guerre du Vietnam ou les paysages d’Alaska, cette rétrospective en accès libre révèle un regard à la fois engagé et contemplatif. Une carte blanche est également offerte à la photographe Caroline Abitbol pour ses travaux en Inde.

La jeune fille à le fleur, Washington D.C., 1976 © Marc Riboud

À Mougins, jusqu’au 22 septembre, le Centre d’Art présente Totem et Merveilles, une exposition de Fabien Verschaere. À travers dessins, peintures et installations, l’artiste déploie un univers baroque et fantasque, peuplé de figures masquées, créatures hybrides et références à l’enfance, entre conte initiatique et théâtre d’images.

Du 27 mai au 1er juin, le festival Oh les beaux jours ! à Marseille célèbre sa 9e édition avec plus de 130 auteurs et artistes invités dans une dizaine de lieux emblématiques de la ville, du Mucem au château d’If. Lectures musicales, rencontres, performances, siestes acoustiques et concerts dessinés rythment cette semaine dédiée aux "frictions littéraires", entre engagement, poésie, humour et transmission.

© DR

À Antibes, du 29 mai au 1 juin, Les Déantibulations fêtent leurs 20 ans et transforment la vieille ville en un grand théâtre à ciel ouvert. Plus de 30 compagnies venues de toute l’Europe investissent les rues, places et jardins avec des spectacles de cirque, danse, théâtre, musique et arts plastiques. Quatre jours d’effervescence joyeuse et gratuite, entre performances acrobatiques, poésie urbaine et installations décalées, portés par l’esprit libre des arts de rue.

Au Théâtre Francis Gag, à Nice, le samedi 24 mai à 18h, Frédéric Ferrer présente De la morue – Cartographie 6, une conférence-performance drôle et documentée sur l’impact de l’homme sur la planète. Inspiré par la disparition de la morue, ce sixième volet de son Atlas de l’anthropocène est présenté dans le cadre de la Biennale des Arts et de l’Océan, en lien avec la conférence de l’ONU sur l’océan. 

À Martigues, jusqu’au 25 mai, Le Train Bleu vit ses dernières étapes. Organisé par les Salins – Scène nationale et six lieux partenaires, cet événement propose quatre parcours artistiques mêlant théâtre, danse, musique, récits et performances en plein air, dans des lieux emblématiques du territoire. Pour ces derniers jours, chaque journée propose d’explorer Martigues, Istres, Port-de-Bouc, Ensuès-la-Redonne, Marseille et Vitrolles en train, bateau, vélo ou à pied, avec des escales artistiques spécialement pensées pour clôturer l'événement.

Du 23 mai au 22 juin, Le Nouveau Printemps investit Toulouse avec une programmation artistique en plein air mêlant installations, performances, expositions et rencontres. Placée sous un thème intrigant, "ce que l’on ne voit pas", cette 3e édition explore les zones d’ombre du réel, les non-dits, l’invisible ou le marginal, à travers les regards d’artistes contemporains invités dans l’espace public. Une saison sensible et engagée, qui invite à regarder autrement la ville et le monde.

Jusqu’au 21 septembre, la Villa Kérylos accueille L’or du temps, une exposition de Gabriel Léger. L’artiste y déploie une série d’interventions discrètes et poétiques qui dialoguent avec l’architecture néo-grecque du lieu. Entre installations, objets détournés et réinterprétations mythologiques, cette résidence croise imaginaire archéologique et art contemporain dans un esprit de légèreté et de finesse.

© DR

Nos actus soudaines : 

À Bouc Bel-Air, les Journées des Plantes d’Albertas  reviennent du 23 au 25 mai. Trois jours pour découvrir plus de 180 exposants réunis autour de l’art du jardin, des plantes rares, de la décoration extérieure et de l’aménagement paysager, dans le cadre des jardins classés du domaine d’Albertas.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, Lire sur la Sorgue rouvre le chapitre du 28 au 31 mai pour sa 5e édition. Ce festival littéraire à taille humaine propose lectures, rencontres d’auteurs, ateliers, spectacles et animations au fil de l’eau, dans les rues, les jardins et les librairies de la ville.

À Pierrefeu-du-Var, les 23 et 24 mai, le Domaine Kennel accueille la première édition de Rock’n Wine. Un nouveau rendez-vous qui mêle concerts live et dégustations de vins des Côtes de Provence, dans une ambiance conviviale et festive entre vignes et food trucks.

Du 28 mai au 1er juin, le Festival de la Camargue et du Delta du Rhône propose balades nature, spectacles, conférences, expositions et rencontres autour de la biodiversité. De Port-Saint-Louis-du-Rhône à Salin-de-Giraud, l’événement sensibilise petits et grands à la richesse fragile du territoire camarguais.

© Cecile Domens

À Marseille, The Echo Festival touche à sa fin. Ce rendez-vous pluridisciplinaire mêle art contemporain, musique, performances et expériences immersives dans des lieux insolites de la ville. Derniers jours, jusqu’au 24 mai pour découvrir cette édition aux frontières du visible.

Toujours à Marseille, Ici Jazz Fest déroule ses derniers concerts dans différents lieux emblématiques de la ville. Au programme : jazz contemporain, musiques improvisées, masterclasses et jam sessions ouvertes au public.

Et pendant ce temps, à Montpellier, le FISE (Festival International des Sports Extrêmes) se tient, ou plutôt s’envole, du 28 mai au 1er juin sur les berges du Lez. Plus grand événement mondial dédié aux sports urbains, il accueille des compétitions de BMX, skate, parkour, breaking et trottinette freestyle dans une ambiance survoltée.

Et pour finir, notre bonus musical de la semaine, un hymne au mouvement, qui pourrait bien être, après tout pourquoi pas, celui de la procrastination. Enjoy !

SUDNLY

Par Luc Clément

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