Après la pluie, le vent, les humeurs tempétueuses d’un climat devenu imprévisible, le soleil s’est finalement installé dans l’azur, à peine voilé par les fumées transatlantiques des brasiers qui dévorent sans merci Saskatchewan et Manitoba. Les yeux nous piquent. La gorge se serre. Peut-être l’émotion nous rattrape-t-elle à l’annonce de la disparition – comme orchestrée et toute symbolique – de Sly Stone et Brian Wilson. Figures impérissables d’un éternel été qui, depuis plus d’un demi-siècle déjà, sent passablement le roussi. La mer caresse la plage, languide. Les grands de ce monde sont à son chevet, l’âme verte chevillée au corps à jamais diplomatique. Fumée, encore. No surf today.
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