Qu’ont-ils de plus que nous les Finlandaises et les Finlandais ? Pour la 7e année consécutive, ils se déclarent, dans la rituelle étude World Happiness Report réalisée sous l’égide de l’ONU, « peuple le plus heureux du monde ». Invoquant leur proximité avec la nature, leur équilibre idéal entre travail et qualité de vie, la gratuité des soins et de l’éducation ou encore l’absence de corruption de leur société. Objectivement, nous pouvons nous enorgueillir de tout ça et sans doute plus si l’on compare nos taux d’ensoleillement et la douceur de vivre du Sud. Ou encore les fleurs et talents qui éclosent sous nos cieux. En ce surlendemain de printemps, formons le vœu de faire du Sud le pays le plus heureux du monde en 2025. Ça vaut bien les Jeux Olympiques, non ?
La Belle Histoire de la Semaine
L’Oréal Groupe. “L’Art Et La Science Du Parfum”
– Contenu partenaire. Un jour de décembre 1919 (soit 10 ans tout juste après la création de L’Oréal Groupe par le chimiste visionnaire Eugène Schueller), Marcel Duchamp offre à son ami et collectionneur américain Walter Arensberg une fiole de verre de 50 cc qu’un pharmacien parisien, à la demande de l’artiste, a vidée de son contenu et ressoudée. À l’intérieur, rien, ou plutôt l’Air de Paris que l’artiste a capturé et dédie comme cadeau ultime à celui qui a déjà tout. Un readymade devenu mondialement célèbre et qui consacre pour la première fois la valeur de l’immatériel.
Le geste duchampien n’est pas si loin lorsque l’on découvre le 3e épisode de la nouvelle web série signée L’Oréal Groupe, numéro 1 mondial de la beauté, intitulée “L’Art Et La Science Du Parfum”. On y apprend, au fil d’un dialogue entre Patricia Soyer, Green Perfumery Director de L’Oréal Groupe, et Yannick Maestro, Directeur Général de Cosmo International Ingredients, l’existence d’un nouveau procédé d’extraction révolutionnaire, exploité en exclusivité par les deux maisons, qui permet de saisir pour la première fois le parfum des fleurs avec la même authenticité et subtile précision que celui qui embaume l’air du jardin. Sans froisser un seul pétale et en utilisant un minimum d’énergie.
Cette technique étonnante (dont la série ne nous révèle bien sûr pas le secret), à la croisée de la science et de l’art conceptuel, ouvre assurément un nouvel avenir à la création olfactive et vient conforter la vision du géant mondial des parfums qui revendique, en premier lieu, le respect de la matière première du rêve (c’est le sujet de l’épisode 1 de la même web série). Des ingrédients naturels d’exception réunis, pour une trentaine d’entre eux issus de filières engagées dans la durabilité, au sein de la très exclusive collection Signature, cueillette bien gardée de L’Oréal Groupe qui garantit à ses parfums leur patine unique.
Des variétés sélectionnées de jasmin, iris, tubéreuse ou rose centifolia s’épanouissent ainsi parmi les 7 hectares du Domaine de la Rose Lancôme à Grasse, cultivés depuis des décennies en agriculture biologique et qui s’ouvrent depuis peu au public (pour découvrir et réserver, suivez par ici). Émergeant du camaïeu de verts qui façonne les collines alentour, la bâtisse incarne, avec ses façades rose tendre, son allure de folie architecturale contemporaine, labellisée Bâtiment Durable Méditerranéen, sa distillerie rétrofuturiste digne d’un film d’espionnage, l’engagement de L’Oréal Groupe pour le made in France – 100% de ses parfums étant fabriqués sur le territoire national – et son attachement particulier pour le Sud.
Grasse, capitale internationale du parfum, dont le savoir-faire est classé au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO, le climat, propice à la culture perpétuée d’espèces exceptionnelles comme la divine centifolia, et les iconiques champs de lavande dont on ne saurait sous-estimer la modernité. Du moins, celle revendiquée par Anne Flipo et Carlos Benaïm, les deux créateurs du parfum Libre d’Yves Saint-Laurent qui figure sous les traits de la chanteuse Dua Lipa parmi le top 10 des meilleures ventes mondiales. Utilisée d’ordinaire pour des jus à caractère masculin, la lavande Diva Signature est ici allégée de ses notes habituelles de champignon ou de camphre pour mieux épouser la fleur d’oranger gourmande et sensuelle, livrant une fragrance disruptive qui déjoue les codes traditionnels du genre.
C’est à la même Anne Flipo, associée à Dominique Ropion, que l’on doit La Vie est Belle de Lancôme, qui figure également parmi les parfums les plus vendus au monde et dont la création, aussi étonnant que cela puisse paraître dans notre époque d’hyper-rapidité, a nécessité 7 années de travail. Si l’on ajoute la centaine d’experts en olfaction employés dans la division Scent Science and Fragrance Design, et qui constituent la plus grande équipe d’experts de ce type au monde, on mesure l’investissement de L’Oréal Groupe pour la création et la primauté accordée aux artistes parfumeur·ses. À travers les 4 épisodes de cette courte web série, on découvre ainsi une tout autre dimension d’un géant industriel français, son attachement à la terre et à l’imagination, comme l’illustre son mantra emprunté au compositeur viennois Franz von Suppé, « le poète et le paysan », son rapport au temps et à l’essentialité du parfum.
Nos repérages Hebdo
Longchamp x K.Jacques, Saint-Tropez à nos pieds
Mélange de nonchalance plus ou moins savamment étudiée et de patine lustrée par les embruns méditerranéens, le style tropézien tient en quelques signes immuables. Parmi eux, la sandale K.Jacques, un modèle que l’on ne porte pas mais qui nous transporte instantanément dans l’atmosphère magique du village de pêcheurs 5 étoiles où chaque nuit est une fête et chaque jour, un bonheur solaire. Inspirée par cet esprit qui magnétise le monde entier, la maison parisienne Longchamp a imaginé une collection de maroquinerie, de prêt-à-porter et d’accessoires, où l’iconique sandale se réinvente à la faveur d’une collab’ de saison. Parée d’une large bride ajustable, d’une boucle ardillon frappée du logo Longchamp et fermée par un bouton-pression, un ensemble qui évoque le fameux sac Pliage, ce modèle redonne des ailes à nos rêves d’éternel été.
Sandales Longchamp x K.Jacques © DR
Lafuma Rétro. Les tubes de l’été
Plié dans le coffre de la R16, le transat aux jolies couleurs pop chantait à lui seul la joie du pique-nique à l’ombre des pins. Et tant pis si les doigts maladroits des bambins impatients se pinçaient ici et là dans les charnières des tubes métalliques. Sans forcément avoir vous-même 70 ans, âge de la marque Lafuma, vous pouvez goûter le plaisir de voir la manufacture drômoise rééditer pour son septuagénaire anniversaire une collection baptisée Rétro qui nous ramène au temps béni, non des colonies* mais des années 70. Structure en tube acier HLE (Haute Limite Élastique), peinture recyclée 100% polyester coloris Bronz’or vintage, toile Airlon 100% polyester ultra-résistante et douce au toucher, les 5 modèles iconiques de Lafuma font éclore un parfum de flower power dans votre jardin ou dans le coffre de votre Tesla (les temps changent mais le plaisir reste).
* Ne pouffez pas. L’auteur de cet autre tube malheureusement impérissable sera décoré à la fin du mois, après l’éminent amazonien Jeff Bezos en février dernier, par le Chef de l’État lui-même, consacrant ainsi leur apport majeur à la culture française.
Fauteuil Relax Zéro Gravité RSXA Airlon Orange Rétro Bronz’or de Lafuma © DR
Loubé. Pour les mordu·es du made in France
Teck, ipé, iroko ne sont pas, vous le savez bien, des tribus indiennes mais les bois non moins exotiques le plus souvent utilisés pour fabriquer du mobilier d’extérieur. Et qui dit exotiques dit impact carbone et made in très loin d’ici, voire déforestation tous azimuts. Or, pour admirer le couchant sur le Luberon bien calé dans un solide fauteuil de jardin, Axel Garioud, autodidacte ambidextre, s’est lancé dans l’aventure de la fabrication française. Son matériau de prédilection ? Le cèdre de l’Atlas qui, nonobstant son nom d’usage, ne vient plus d’Afrique du Nord depuis la fin du XIXe siècle mais d’une crète boisée qui jouxte le charmant village de Bonnieux. Armé de son crédo pour l’artisanat français le plus spontané et d’une ingéniosité de designer qui fait de son fauteuil Sella un défi d’assemblage à peine supérieur à un jeu de Kapla, le vaillant entrepreneur vauclusien signe une première réalisation disponible début avril, en vente sur le site www.loube.fr . Empruntant à l’ogre suédois le flat pack qui a fait sa fortune, Loubé (la marque créée par Axel) s’inscrit à l’inverse dans une démarche résolument irréprochable : bois local issu de coupes raisonnées gérées par l’ONF, scieries partenaires dans un rayon de cinquante kilomètres, textile fabriqué en Isère, fabrication maison pour garantir la qualité, avec notamment une fraiseuse à commande numérique 4 axes qui permet les petites séries et les projets personnalisés, et un tour à bois Bezombes, référence pour tous les ébénistes de France. Si la marque évoque l’antique scie à grosses dents des bûcherons du Sud (la loube en vieux provençal), nul doute que son style franc du collier doublé d’une éthique impeccable fera des mordu·es.
Fauteuil Sella Loubé made in Luberon © DR
Franc Jeu. Transpirez français
Produire en France est un sport de haut niveau. Avec sa marque 1083 et en quelques années, Thomas Huriez en est certainement devenu l’un des champions. On ne doit donc pas s’étonner de le voir relever un nouveau challenge, cette fois-ci en double, avec un partenaire affûté, lui, à la compétition internationale sur tout type de surface. Paul-Henri Mathieu, valeur sûre du tennis français, désormais capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, est venu prêter main-forte à une nouvelle collection de vêtements de sport nommée (conformément à l’esprit que défendent les deux hommes) Franc Jeu. Développées pour répondre au cahier des charges de PHM – légèreté, qualité, douceur, coupe –, les premières pièces de la start-up bénéficient du savoir-faire de 1083 auquel s’ajoutent quelques secrets de fabrication français dont ceux du spécialiste du textile seamless (sans couture). Une team gagnante pour une tenue à précommander dès maintenant sur Ulule.
Premières pièces signées Franc Jeu © DR
Notre Sélection Culture
En résonance complète avec l’espace midcentury de la Fondation CAB à Saint-Paul de Vence, les pièces de mobilier du duo belge Fien Muller et Hannes Van Severen représentent une ligne claire du style dont le trait, souvent d’une lumineuse évidence, relie art et design. En parallèle, la Fondation offre un parcours parmi les œuvres de l’artiste plasticienne Edith Dekyndt qui entraîne dans une réflexion entre nature et culture qui touche, elle, plus aux sujets qu’aux objets.
C’est Pierre Bonnard qui, auréolé du succès critique de son affiche publicitaire France Champagne, montre la voie à Toulouse Lautrec qui, à son tour, en deviendra le maître incontesté que l’on sait. Le Musée Bonnard au Cannet rejoue la rencontre en exposant une sélection d’estampes et deux toiles de Lautrec, étourdissant panorama du Paris interlope immortalisé par l’artiste.
Invité par le Musée Matisse à concevoir un parcours original dans sa collection niçoise, le peintre Djamel Tatah a choisi de privilégier le trait et le noir et blanc, les œuvres graphiques et les sculptures de Matisse, autant de lignes, visages et mouvements auxquels fait écho une sélection de ses propres toiles figuratives monumentales.
Edith Dekyndt, vue d'atelier, détail Tartre de vin de Provence, glaises imprimées en 3D avec glaise de Provence. Courtesy de l'artiste
Nos Actus Soudaines
Avec Escale à Sète, qui débute mardi 26 mars, c’est toute la ville et plus de 400 000 visiteurs de tous horizons qui s’apprêtent à vivre au diapason des voiliers historiques et des valeurs de la mer. Villages thématiques, Jeux Maritimes, expositions, conférences, ateliers gratuits, parades, démonstrations et cuisine de la mer à déguster. 7 jours pour une grande fête internationale, toutes voiles dehors.
Et puisque vous êtes à Sète, profitez-en pour découvrir l’exposition que le Musée Paul Valéry consacre à l’artiste français Pierre-Luc Poujol dont les arborescences composent un dialogue pictural intime avec la figure de l’arbre, objet symbolique omniprésent.
Avec l’arrivée de ce nouveau printemps refleurit La Fête des Plantes au Mucem à Marseille ce week-end. Où poussent ateliers, animations et grand marché aux plantes bio de Méditerranée, de producteurs et créateurs provençaux, sous le signe de l’écologie et de la protection du vivant. Fidèle à la vocation des lieux, le Jardin des Migrations raconte l’histoire de la végétation méditerranéenne, sur fond de brassage entre les cultures et d’harmonie millénaire de l’homme et de la nature.
À Marseille, le festival Babel Music nous plonge en immersion corps et âme dans la sélection la plus hot des musiques mondiales. Une affiche où cultures et talents s’entremêlent pour une profusion de concerts coups de cœur, riche en découvertes. Docks des Suds, du 28 au 30 mars.
Du 30 mars au 1er avril, le Delta Festival prend ses quartiers d’hiver à Praloup. 3 jours en accès gratuit (oui, oui) où DJ sets et artistes internationaux mettent le feu au front de neige. Pour fans de ski, de bon son et d’atmosphère festive et familiale.
Et pour finir, notre bonus musical de la semaine, fusion de répertoires et instruments traditionnels iraniens et palestiniens (pas vraiment les peuples les plus heureux du monde) à découvrir aujourd’hui au festival Babel Music à Marseille pour faire entendre l’espoir d’un printemps prochain. Enjoy !
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